Beya Rebaï, une initiation au pastel

C’est un livre qui ne laisse personne indifférent : il n’y a qu’à feuilleter ses pages pour être happé par ses images de montagnes, de bord de mer ou encore ses portraits. A coup sûr, il nous prend l’envie de ressortir la boîte de pastels inutilisée depuis des années, pour s’initier à cet art, en étant guidé.

Car il s’agit bien de cela ! Dans son livre Le pastel avec Beya Rebaï, l’artiste propose 20 projets découpés en pas-à-pas, répartis selon plusieurs niveaux. A l’occasion de la sortie de son ouvrage très attendu, Beya a accepté de répondre à nos questions. Découvrez tout de suite son interview.

Ces deux dernières années, comment le pastel s’est imposé à vous comme votre outil de prédilection ?

J’ai découvert le pastel à la cire lors de l’été 2018, c’est donc très récent. Je ne trouvais pas de médium qui crée des couleurs puissantes et qui soit en même temps simple d’utilisation. J’ai tout expérimenté lors de mes études : la peinture, les crayons de couleurs, les feutres.

Mais j’y trouvais toujours un inconvénient : la durée du séchage, le caractère fade des couleurs ou bien l’usure. Je suis partie en vacances en Italie et en passant par la Suisse, j’ai été frappée par les montagnes, leur puissance, leur force. J’avais très envie de les dessiner alors j’ai acheté des pastels à la cire dans un magasin, puis j’ai commencé un carnet. Ça a été comme une révélation, les couleurs étaient intenses et la texture très agréable. Une nouvelle ère était née !

Des couleurs chatoyantes, une fascination pour la montagne, des œuvres empreintes de sérénité et d’apaisement… Êtes-vous consciente que vous avez totalement révolutionné et modernisé l’art du pastel ? Parlez-nous de votre marque de fabrique, du « style Beya Rebaï ».

Je pense qu’en effet le pastel est revenu en avant de la scène ces derniers temps, avec bon nombre d’illustrateurs qui l’utilisent de manières différentes. Je trouve ça génial !

Je dirais que ma patte réside dans l’harmonie des couleurs principalement, un mélange de nuances assez douces et vives qui invitent à la rêverie, à l’évasion. Il y a aussi dans mes dessins une certaine nostalgie qui se dégage, selon moi. C’est un peu le reflet de ma personnalité, je suis quelqu’un d’assez calme et très sensible à ce qui m’entoure et particulièrement à la nature.

Je suis fascinée quand on me dit qu’en regardant mes illustrations, on ressent de la sérénité et une envie d’évasion, car c’est exactement ce que je veux traduire par le biais de mon univers.

Vous animez des ateliers d’initiation au pastel, vous êtes désormais autrice d’un livre d’apprentissage liée à cette technique… Percevez-vous un regain d’intérêt pour le pastel ces derniers mois et si oui, pourquoi et comment expliquez-vous cela ?

Oui, tout à fait, de plus en plus de personnes s’intéressent à ce médium ! Je pense que c’est en partie car il n’est pas beaucoup utilisé. Bon nombre d’entre nous possédons une boite de pastels au fond du placard qui n’a presque jamais servi.

Les gens sont alors ravis de pouvoir les ressortir pour créer quelque chose de leurs mains. Car je pense que c’est aussi le côté manuel de cette technique qui attire, à l’heure où nous sommes souvent rivés sur nos écrans. C’est une sorte de bouffée d’air frais de se concentrer principalement sur des couleurs, des textures.

On retrouve dans votre livre aussi bien des paysages que des visages ou encore des natures mortes, avec à chaque fois un niveau de difficulté indiqué. Quel type de projet conseillez-vous pour débuter ?

J’ai voulu varier les thématiques dans ce livre pour offrir un aperçu assez large de ce qu’on pouvait réaliser au pastel. Je conseille souvent de débuter avec des paysages (sans forcément de personnages) pour appréhender le médium et toutes les possibilités qu’il offre. Les portraits ou les natures mortes demandent un peu plus de précision et donc de savoir-faire au niveau technique, mais c’est quelque chose qui s’acquiert très vite, après quelques essais.

S’il y avait une réalisation « chouchoute » parmi les 20 proposées dans votre livre, quelle serait-elle ?

Personnellement j’aime beaucoup le « bouquet printanier ». C’est un dessin qui me procure pas mal de joie car les couleurs sont très chatoyantes, ce ne sont d’ailleurs pas les couleurs que j’utilise habituellement. En cela, il me plaît particulièrement. La thématique des fleurs est aussi une de mes préférées en ce moment, je trouve ça très décoratif et agréable à regarder.

Merci à Beya pour ces quelques mots recueillis. Retrouvez son livre Le pastel avec Beya Rebaï sur la boutique en ligne Créapassions.

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