Découvrez les miniatures d’Evguenia

     

 Après des études de français à l’université de Moscou et le travail dans les réédactions de journaux moscovites, Evguenia, Russe, est partie à Tokyo où elle a vécu dix ans. Elle est venue en France il y a six ans. A Moscou elle faisait de temps en temps de petites poupées, surtout des personnages de contes, en pâte à modeler. Mais sa vraie passion envers les miniatures et maisons de poupée s’est épanouie au Japon où, faute de place, elle fabriquait seulement des vitrines. 
      
 « Au Japon, pendant des années, je n’utilisais que des pâtes polymères « locales », qui durcissent à l’air et ont l’aspect de porcelaine. » 
 
 Selon Evguenia il est très facile d’obtenir toutes les couleurs et nuances en mélangeant la pâte avec un peu de peinture acrylique. « La texture est tendre et douce. Le contraire de la pâte Fimo que j’ai découvert il y a 4-5 ans et avec laquelle mes premières relations étaient très difficiles. Dure comme une pierre, les couleurs déj` données quelle déception ! Et même quelques larmes de temps en temps. Mais comme je n’avais plus mes pâtes préférées à portée de main, j’ai lancé une vraie bataille contre cette pâte polymère : coûte que coûte je voulais la maîtriser ! » 
 
 Les premiers temps Evguenia restait toujours avec ses vitrines. « Je voulais faire une vitrine « Pâtisserie ». Ma fille aînée m’a poussé à transformer de petites tartes en bijoux. Elle ne supportait plus de voir partout dans la maison de petits gâteaux « inutiles ». Puis j’ai fait ma première canne de fleur, puis la deuxième… La technique de millefiori c’est quelque chose de magique ! Mon premier pendentif, ma première paire de boucles d’oreilles. Ma première matriochka. La vitrine « Pâtisserie » est restée en projet… Pour toujours ? » 
      
 « J’ai un petit coin dans notre séjour. Comme ça toute ma famille est au courant de mes essais, elle est ma première critique et source d’encouragement » 
 
 Côté créaion, les goûts de Evguenia sont plutôt classiques. « J’aime toujours les fleurs et par conséquence les cannes. Le jeu des couleurs reste pour moi très important. C’est pour cela peut-être que je continue toujours à exploiter les techniques de millefiori, mokume gane et perles spiralées. Et tout ce qui est autour de moi peut, un jour, m’inspirer. » 
      
 « Je connais votre collection de livres de modelage et j’en possède plusieurs. » 
 
 Dans sa bibiolthèque, Evguenia a des livres en quatre langues : japonais, français, anglais et un peu en russe. « La plupart des livres japonais est consacrée aux miniatures, vitrines et maisons de poupée : c’est ma première passion. Quand je commençais à m’intéresser à la pâte polymère, il y a environ quatre-cinq ans, j’ai acheté tous les livres que je pouvais trouver. Dans chaque livre il y avait obligatoirement quelque chose de nouveau et d’intéressant. Mais depuis environ un an je n’achète presque plus de livres. Le livre de Bounette qui vient de sortir est une merveille ! J’ai deux livres de Magali Chauveau sans oublier ceux de Donna Kato. Je préfère acheter les livres où je peux trouver de vrais défis. La pâte polymère est une matière magique qui permet d’en faire presque tout. Chaque jour j’apprends quelque chose de nouveau et il me reste beaucoup de techniques à maîtriser et sans doute, encore de nombreux échecs. Et je cherche toujours des livres qui pourraient m’aider à réduire un peu la quantité d’échecs et surtout m’aider à progresser. » 
 
 Bonne découverte des créations de Evguenia et de ses blogs, genyouchka.blogspot.com, efimia.canalblog.com.      

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