Découvrez les créations en couture de Pegguy

Mariée, Pegguy, 41 ans, maman à plein temps de 4 filles de 15 ,14, 10 et presque 6 ans, a suivi des études d’ingénieur agronome mais elle ne travaille plus depuis 11 ans. « Un choix naturel et assumé par notre couple. Nous voulions beaucoup d’enfants et cela était difficilement compatible avec deux vies professionnelles très chargées. C’est pour cela que la couture a petit à petit envahi mon quotidien. »

« J’ai acheté une machine « à petit prix » il y a environ 16 ans pour réaliser des rideaux, des nappes, des ourlets… rien de bien passionnant mais utile pour un jeune couple qui s’installe. »

Elle est totalement autodidacte et faute de temps, la création n’était pas une de ses priorités. Après un déménagement pour se rapprocher de notre Bretagne d’origine, l’achat d’une maison, l’arrêt du travail, et la mise en route de leur troisième enfant, il a bien fallu s’occuper l’esprit et les mains. « La couture correspond assez bien à mon caractère. C’est une activité solitaire (même si elle peut évidement se partager), créative (j’aime passer du temps à rêver d’un modèle, d’un tissu, d’une association…),  et qui me permet de gâter mon entourage. Si j’aime beaucoup les contacts, le partage, je chéris énormément les moments passés seule devant ma machine, au calme. Depuis deux ans, j’ai changé pour un modèle plus performant tout de même !  »

Elle a créé son premier blog en 2010 sans grande conviction, juste pour voir où cela l’emportait. « Il servait essentiellement à partager des photos avec mes proches. Avec l’apparition des blogs collectifs, je me suis prise au jeu. Recevoir des commentaires, des visites, essayer de bien présenter ses créations, aller chercher l’inspiration chez les autres, faire de belles découvertes… autant de choses qui m’ont fait passer des heures devant l’ordinateur. Le nom de mon blog est particulier. On se doute bien qu’il s’agit d’une formule magique… mais pas de n’importe laquelle. Elle date de mon enfance et bien qu’elle ne soit pas forcément facile à retenir pour un non-initié, j’y tiens particulièrement. Tant pis pour le référencement ! »

« J’ai découvert les patrons « C’est Dimanche » qui m’ont ravis puis ceux de « Grains de couture » qui ont fini de me convaincre de délaisser les patrons japonais (un peu trop parachute à mon goût, même si je trouve mon bonheur avec certains). »

Concernant le style de ses créations, il est plutôt « girly ». Avec quatre filles à la maison, elle peut difficilement faire autrement ! « Sans tomber dans le « rose du sol au plafond », les froufrous et autres joyeusetés, j’assume sans difficulté le brillant, le liberty, la tendance fluo… bref, je suis un peu la mode mais de loin. J’ai la chance d’avoir des filles très sensibles au « fait main » et très fières des créations de leur maman. Je ne manque donc pas de modèles, de sources d’inspiration et de demandes. J’essaie à chaque fois qu’elles sont invitées de faire un petit cadeau « home made » pour leurs copines. J’aime les couleurs vives, le rose, le turquoise, le vert mais je ne dédaigne pas pour autant les teintes plus douces. »

Ne souhaitant pas reprendre le travail mais ayant besoin d’être stimulée sur le plan personnel, Pegguy a décidé de créer une auto-entreprise et de vendre ses créations. Elle verra le jour après l’été. Pour l’instant, elle réfléchit beaucoup pour déterminer les produits (accessoires) , la gamme de prix, le style et la technique de vente… autant de questions auxquelles il faut répondre.

« Toute la couture se passe au milieu du séjour sur la table qui nous sert pour les repas. »

« Ce projet met du temps à mûrir. Mes proches m’ont beaucoup encouragé à me lancer. Je suis consciente du nombre important de créatrices qui font souvent de très belles choses et donc de la concurrence. Le projet, sans être totalement dénué d’un aspect lucratif, a pour but essentiel de me permettre de sortir de ma « zone de confort » actuelle et de m’ouvrir à tout un monde que je ne connais pas (la vente) et qui me fait un peu peur au point de vue éthique. Pour l’instant, je teste un peu les possibilités avec une boutique sur le site « Little market » sans beaucoup de succès. Le bouche à oreilles et les relations privées fonctionnent mieux. »

Ses tissus, rubans, patrons sont stockées

dans sa chambre, ce qui est un frein pour Pegguy car  la couture demande un minimum de place. « L’année prochaine nous allons faire une extension à notre maison et  je vais pouvoir récupérer une des pièces qui va devenir mon atelier. Il restera à l’aménager au mieux par la suite. »

« Je pense être une surfeuse « modérée ». J’habite à la campagne près de Nantes et je suis loin d’être une fashion victim. Je dois même avoir souvent un train de retard ! »

Elle connait les livres Creapassions.com, elle les trouve qu’ils sont bien faits avec de belles photos et des explications claires. « Je possède les deux livres d’Ivanne Soufflet, celui de Delphine Pélérito  et je pense acquérir bientôt les livres d’Edwige Foissac. J’ai beaucoup appris à leur lecture, notamment grâce aux cahiers techniques qui servent non seulement pour les modèles présentés mais aussi pour tout le reste. Je l’avoue, je copie beaucoup ce que je vois dans les livres mais pour mon usage personnel (c’est leur but d’ailleurs). Si j’envisage de vendre (des accessoires, notamment), il va falloir que je passe à la phase « conception », ce qui est loin d’être simple. Devant le nombre pléthorique de créations visibles sur le net, on n’est même pas à l’abri de « copier » sans le savoir. »

Pour résumer, rien ne prédisposait Pegguy à la couture mais elle y trouve beaucoup de plaisir. « Si elle me permet de développer un projet personnel compatible avec mon quotidien familial qui reste ma priorité, c’est formidable ! »

Bonne découverte des coutures de Pegguy !

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