Découvrez les coutures d’Astrid et par Sainte Georgette… !

3 enfants, un mari, Astrid a découvert selon elle la couture trop tard  après la naissance de sa 2e fille ! Du coup elle s’est rattrapée en cousant 8 heures par jour quand elle le pouvait ! « Dès que j’ai estimé que les modèles étaient montrables, j’ai ouvert une page Facebook Et par Sainte Georgette pour garder une trace. »
« De fils en aiguilles, par des cadeaux de naissance, j’ai eu des demandes d’amies et j’ai affiné mon travail. »
Aujourd’hui Astrid a quelques commandes d’inconnus qui lui font confiance et qui sont ravis. Elle y trouve une activité qui lui permet de m’évader, de débrider et qui lui donne confiance en elle. « J’ai découvert que j’étais capable de produire quelque chose de bien, que je pouvais passer des heures à m’accrocher à un projet et à m’investir pour trouver des matières commandées. Et ça fait un bien fooooooouuuuuu ! »
Ses mannequins pas toujours de bonne volonté pour tenir une pose flatteuse pour le vêtement mais pour Astrid ce n’est pas le plus important même si elle adorerait une mise en valeur plus nette de ses cousettes. Avec son petit gars, elle a goûté aux vêtements de petits mecs. « J’adore les cuissots en collant (oui mon fils porte des collants !) sous des barboteuses et des bloomers. J’adore assortir mon trio, c’est mon toc, ma lubie gentille, j’essaie d’y trouver ma satisfaction en respectant les goûts et les couleurs des demoiselles, la saison et le côté pratique. J’évolue avec mes enfants, trop vite ils iront faire du shopping ! »
« Comme la plupart des mamans, je trouve que 24 heures partagées entre les enfants, le sommeil, la maison, le travail et la couture, il manque 24h… »
La couture pour Astrid est un plaisir, une passion, une addiction avant tout. « Je n’en vis pas, je garde l’esprit couture maison et non maison de couture. Quand je n’ai pas ma dose, j’implose, ça bouillonne… Quand je ne peux pas coudre autant que j’aurais besoin (boulot, garde robe qui explose !), je préfère faire moins plutôt que trop vite ou alors j’essaie des techniques que je ne maitrise pas ou moins bien. Je cherche à faire le meilleur de ma technique et à élargir mes zones de confort en testant sur mes enfants. Sur ma page, je mets aussi mes plantages, une canette de mauvaise volonté, une aiguille qui casse ou une boutonnière qui décide de faire foirer la dernière touche d’une confection impeccable ! »
Le nom de sa page ? « Sainte Georgette, c’est la copine imaginaire de Saint Georges, saint patron de la cavalerie, arme particulière dans l’armée de terre, un clin d’oeil aux copines qui suivent leur mari, laissant un peu d’elles derrières elles au gré des mutations et qui refont leur trou, renouvellent leur adaptation, leur capacité à trouver un boulot, une activité, une vie normale entre 2 cartons de déménagement, les incertitudes et autres joies de l’institution… Je suis très attachée à Georgette, le prénom délicieusement …. rétro (!) m’amuse, il peut évoquer le crêpe georgette, faire une georgette en équitation (autre univers commun entre la cavalerie et moi), c’est précéder le saut du cheval. Mes amies qui connaissent mon prénom m’appellent Georgette et j’adore quand les gens qui ne me connaissent pas m’appellent Georgette sans broncher ! »

« J’ai commencé en 2012, contrainte et forcée pour moncortège. Puis je m’y suis mise par plaisir en 2014 plein gaz et pleine passion. »

Astrid aurait adoré restaurer des meubles, cuisiner, jardiner… mais pour occuper ses mains bien abimées, la couture est parfaite selon elle, un loisir propre, exigeant, précis, gratifiant, sans limite pour l’imagination. « J’ai appris seule et je vais adorer prendre des cours pour obtenir un diplôme et progresser par plaisir .J’ai toujours la même machine, qui supporte mon rythme sans trop broncher mais j’aimerais élever mon niveau, matériel et technique. J’adorerais travailler dans une mercerie qui propose du tissu et des cours, une grande table pour accueillir quelques couturières qui voudraient faire ailleurs ce qu’elles font seules à la maison. »

Elle coud dans son atelier. Elle aime avoir son univers avec sa machine, ses malles de tissus, son bazar, sa table à repasser… « J’ai besoin de pouvoir m’étaler sans embêter personne ni devoir ranger dès que je quitte l’activité ! J’aime l’idée du bazar organisé, du fil coupé, des peluches, d’épingles, de bouts de tissus dont la vision électrocute mon mari (qui ne franchit plus la porte!), et j’aime quand même la satisfaction d’une pièce rangée, nette prête à passer à un autre projet (pour remettre le même bazar ensuite !). Le soir, je couds devant un replay pas trop intellectuel quitte à ne rien suivre, je rattrape mes grosses têtes ou je me contente du bruit de la mécanique. J’ai découvert assez vite l’importance du repassage et il est nécessaire d’avoir une planche et un fer à portée de main. Dès que je pourrais à nouveau profiter d’une pièce; je remettrais mes vieilles bobines, mon bureau de poste industriel, mon pêle-mêle de projets, de détails, de brochures rétros… »
« Je ne fais que des vêtements pour enfants, je laisse aux autres la passion de la déco et de la confection pour adultes. »
Côté coutures, Astrid fait quelques cols amovibles, des bavoirs « chics ». « Mes enfants ont toujours un col donc une chemise, une guimpe, un polo. J’aime les gilets de bergers pour l’hiver surnommés « les poaaaals » qui réchauffent, complètent une tenue.  Mes filles ne jurent que par les robes, à moi de les supplier de mettre un pantalon de temps en temps, qu’elles négocieront pour un short…  Disons que c’est intemporel, j’ai eu une période « unie » bleu marine, blanc, rose, bleu ciel, maintenant j’achète moins de tissu mais j’ai évolué et j’actualise les couleurs et les motifs à la mode et à la saison. C’est plus fun ! Voir la fin du coupon arriver me fait entrer en transe en pensant aux futurs ! D’ailleurs, je passe un temps fou dans les magasins. »
Côté matières pour les enfants, elle reste sur le coton, facile à travailler, passe en machine courante… L’hiver, elle attaque la laine bouillie pour des vestes et des barboteuses, un peu de velours aussi pour les bloomers et des jupes. « Je n’ai pas (encore) de surjetteuse mais j’ai voulu apprivoiser le jersey, essai concluant mais perfectible avec un matériel adapté. J’ai récupéré des pulls en cachemire, en laine pour doubler des béguins ou des bloomers de nouveaux nés. Je laisse aussi aux copines l’exaltation sur le tissu fleuri anglais, je préfère le tartan, le vichy, des motifs sobres mais variés. Je marche au coup de coeur sur la couleur et les motifs et je le décline en biais, passepoils et autres détails de finition ( barrettes, noeuds, boutons à recouvrir….). »
« J’aime le classique facilement personnalisable, où les variantes sont possibles. »
Astrid aime beaucoup la mode espagnole pour enfants qui habille les bébés en bébés (barboteuses, guimpes, béguins…), les petites filles en robes (courtes !) et qui propose facilement des assortiments complets (plus facilement que les marques françaises) pour une fratrie avec des couleurs aussi bien classiques et sobres qu’actuelles et mixtes. « Je vogue de blogs en blogs, sur pinterest et instagram. J’y trouve des idées, des tutos, des patrons, des conseils. Je erre aussi dans les bureaux de presse pour faire le tour des magazines de couture chaque mois. J’ai mes marques chéries de patrons, gratuits ou non, pour les inconnus,je fais une toile, je demande sur les groupes Facebook où les copinautes échangent, échanges précieux sur des méthodes, patrons, techniques, nouveautés, tissus…. »

Dans  sa bibliothèque Astrid a le livre « Mes modèles de coutures » de Sophie de Luzan.« Je l’adore et que j’utilise régulièrement pour les filles et dès que mon mâle passe le 2 ans, il portera ses bermudas, knickers et chemises ! Ses modèles sont intemporels, bien taillés, bien expliqués, pas de surprise désagréable. J’aime beaucoup aussi  » Grain de couture pour enfants  » de Ivanne S., que je suis également sur instagram. Le livre est bien fait, les patrons taillent bien et elle propose sur son blog des variantes aussi sympa. »

 

Bonne découverte de l’univers créatif d’Astrid

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