Marguerite et mandalas


Effeuiller la marguerite


Tout le monde connaît le jeu de la marguerite, qu’on effeuille dans l’espoir de mettre une réalité sur les sentiments d’un être aimé. La marguerite a souvent été troquée par la pâquerette, la petite marguerite, plus commune semble-t-il dans les jardins. Innocence et sensualité sont souvent associées à ce jeu que Victor Hugo fait jouer à Cosette dans Les Misérables

« Quelques jours après, un matin, comme il faisait beau soleil et qu’ils étaient tous deux sur le perron du jardin, autre infraction aux règles que semblait s’être imposées Jean Valjean, et à l’habitude de rester dans sa chambre que la tristesse avait fait prendre à Cosette, Cosette, en peignoir, se tenait debout dans ce négligé de la première heure qui enveloppe adorablement les jeunes filles et qui a l’air du nuage sur l’astre ; et, la tête dans la lumière, rose d’avoir bien dormi, regardée doucement par le bonhomme attendri, elle effeuillait une pâquerette. Cosette ignorait la ravissante légende je t’aime un peu, passionnément, etc. ; qui la lui eût apprise ? Elle maniait cette fleur, d’instinct, innocemment, sans se douter qu’effeuiller une pâquerette, c’est éplucher un cœur. » Victor Hugo, Les Misérables, IV, livre III, 1862.

Retrouvez le jeu d’effeuillage de la marguerite associé aux pratiques des mandalas.


Mandalas à colorier


 

 


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